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Une quarantaine de plateformes de repérage et de prise en charge de l’autisme, qui proposent aux familles un accompagnement précoce et gratuit pour leur enfant, ont été créées depuis 2018, s’est félicité cette semaine le gouvernement qui reconnaît toutefois des retards dus à la crise épidémique.

Ces « plateformes de repérage et d’intervention précoces », qui doivent progressivement ouvrir dans chaque département, étaient 43 fin septembre, et leur nombre devrait atteindre 70 à la fin de l’année.

Pour les Bouches du Rhône ouverture prévue selon la carte fin de cette année.

La création de ces structures était l’une des mesures phares de la « stratégie autisme » lancée en avril 2018 par l’ex-Premier ministre Édouard Philippe. Elles ont déjà permis la mise en place de plus de 1 300 « forfaits d’intervention précoce », qui permettent d’entamer une prise en charge par des thérapeutes (psychomotriciens, ergothérapeutes, neuropsychologues) entièrement financée par l’Assurance maladie.

Le déploiement progressif de ces centres, ralenti par la crise du Covid-19, a pour le moment coûté 9,2 millions d’euros, sur les 38,1 millions budgétés à cet effet sur la période 2018-2022.

Plus de 52 millions d’euros ont par ailleurs été engagés pour améliorer la scolarisation des enfants autistes, avec 127 classes supplémentaires spécialisées ouvertes dans les écoles ordinaires.

La stratégie, doté d’un budget global de 344 millions d’euros sur cinq ans, prévoit également de promouvoir la recherche, afin de « remettre la science au cœur de la politique publique », ont précisé les services de Mme Compagnon – alors qu’une enquête judiciaire vient d’être ouverte à Paris sur le cas de médecins ayant prescrit des antibiotiques à des enfants autistes, en dehors de tout protocole officiel.

Enfin, 39,5 millions d’euros ont été consommés, sur les 49,2 millions prévus, pour renforcer l’accompagnement des adultes autistes.

Ces avancées « ne doivent pas nous faire oublier les difficultés encore trop nombreuses rencontrées par les personnes et les familles », ont souligné les services de Mme Compagnon, évoquant « des parcours de vie trop chaotiques » ou le « manque de solutions d’accompagnement ».

« Là où on doit mettre un coup d’accélérateur pour les deux ans à venir, c’est sur les adultes atteints d’une forme très complexe d’autisme, et qui ont besoin d’un accompagnement renforcé », a dit la déléguée interministérielle.

Source HANDICAP.FR

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